La Maison Rosiéroise, école et maison communale

début XXe siècle | L’Ecole des garçons et l’Eglise Saint-André
(coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Dans ‘Géographie et histoire des communes belges’ (édité en 1873), on apprend que l’école communale fut construite (ndlr. vers 1858) sur les plans de l’architecte Moreau. Elle renferma une salle pour les séances du conseil communal. Le nombre des enfants pauvres, qui fut admis par la commune, en 1858-1859, à recevoir l’instruction gratuite, s’éleva à 80 : 50 garçons et 30 filles1.

1930 | Vue de l’Eglise et écoles à Rosières (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
1990 | Façade sud de la Maison Rosiéroise (à droite l’église Saint-André)
(coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
circa 1995 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart
2017 © Monique D’haeyere

Le 15 octobre 1975, le Conseil communal de Rosières, sous la présidence de M. Moreau de Melen, approuva le dossier technique visant à transformer la maison communale, de manière à pouvoir y accueillir la consultation O.N.E, le bureau des postes, des services administratifs locaux évitant en cas de fusion le déplacement des habitants vers Rixensart pour leurs démarches administratives, 2 salles polyvalentes (pour les 3 x 20, Vie Féminine, Ligue des Familles, Syndicat d’Initiative et tout groupement intéressé) et un local réservé au club des jeunes. Montant estimatif : 3,5 millions de francs …2

1995 | Façade nord (rue du Bois du Bosquet 17 à Rosières) © Josette Verbois-Thonnard
2007 | Rue du Bois du Bosquet 17 à Rosières © Eric de Séjournet
2017 | Monique D’haeyere

circa 1995 | L’extension, – à droite sur la photo, abrita le bureau des Postes de Rosières
(coll. Cercle d’Histoire de Rixensart
)
2016 © Monique D’haeyere

« Derrière un mur de clôture ceinturant la propriété, cet ensemble regroupait l’ancienne maison communale et l’ancienne école. Il s’agit d’un sobre bâtiment néo-classique de la seconde moitié du 19e siècle composé d’un bâtiment central et de petites annexes. Érigé en brique soulignée de calcaire sous une toiture d’ardoise et d’éternit, l’ensemble est blanchi. La bâtisse principale consiste en un épais volume, sous une toiture à croupes, encadré d’annexes plus basses. L’ensemble a été rénové et sert de maison de quartier », écrit Bénédicte de Ghellinck en 20093.


  1. TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873 ↩︎
  2. Syndicat d’Initiative Rosières Saint-André, Périodique N° 3 de novembre-décembre 1975, adressé ‘A tout Rosièrois de naissance ou de cœur’, Editeur responsable R. Deweer, avenue de la Sapinière 17 à 1331 Rosières ↩︎
  3. de GHELLINCK Bénédicte, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009 ↩︎

Oeuvre du Grand Air pour les Petits

15 août 1909 | Oeuvre du Grand Air pour les Petits,
photos prises à l’occasion du dixième anniversaire de la Colonie de Genval
(coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

L’Œuvre du Grand Air pour les Petits à Genval est une institution philanthropique qui accueillait les enfants défavorisés des grandes villes pour leur offrir des séjours de santé au grand air à la campagne.

Le 15 juillet 1896, Jules Carlier (1851-1930), industriel et homme politique libéral de Mons, fait paraître une lettre dans le petit journal Le Petit Bleu du Matin. Il propose de créer une œuvre de bienfaisance similaire à l’organisation anglaise A Day in the Country et de placer les enfants dans des familles à la campagne pendant les vacances. L’œuvre qu’il fond veut se distinguer des autres organisations philanthropiques par sa stricte indépendance et sa neutralité. C’est pourquoi des enfants issus d’écoles tant officielles que catholiques sont placés dans des familles ouvrières simples, mais rigoureusement sélectionnées. Initialement, les garçons séjournent chez des habitants de Genval et les filles à La Hulpe. De plus, l’Œuvre du Grand Air organise également des colonies. À Overijse, des filles d’écoles catholiques sont accueillies en semi-internat par des sœurs dans un couvent1.

Cette fondation fut pour Jules Carlier l’objet de sacrifices constants, l’attrait unique de tous ses loisirs. Il s’en préoccupa dans le moindre détail, la rendit belle et florissante, fit chaque année des petits heureux par centaines, y raffermit autant de santés déficientes. Que ce fût à la co2lonie de La Hulpe ou à celle de Wenduyne, les visites de ce vieillard au bon sourire, pour fréquentes qu’elles fussent, étaient chaque fois accueillies par les enfants comme de joyeuses fêtes : tel était le rayonnement d’un cœur qui s’ouvrait largement à ces contacts toujours impatiemment attendus. Si, par la suite, la protection de l’enfance prit des formes plus officielles et des proportions plus vastes, l’œuvre à laquelle se consacrèrent Jules Carlier et son épouse, le premier ayant survécu à la seconde de plus d’un quart de siècle, fut celle de pionniers animés d’un sens humanitaire profond et de délicate tendresse.3

En 1900, l’oeuvre reçoit la protection de la princesse Élisabeth4. Chaque année, la princesse – et future reine – y envoie à ses frais douze enfants.

En 1919, la Chambre de commerce belge aux États-Unis envoie un chèque de 1000 dollars à la reine Élisabeth, destiné à l’Œuvre du Grand Air pour réparer les dommages de guerre.

L’épouse d’Ernest Solvay, grand industriel et chimiste, est également mentionnée comme bienfaitrice, qui met à la disposition de l’association sa propriété à La Hulpe où elle accueille personnellement les petits ‘colons’5.

Le 2 juillet 1919, le Président de la Chambre des Représentants dépose un projet de loi accordant la personnalité civile à l’ « Oeuvre du Grand Air pour les Petits », à Bruxelles6. « Les services que l’oeuvre rendait à l’enfance débile sont devenus plus nécessaires que jamais, maintenant que les privations de la guerre ont si gravement compromis la Santé des enfants de nos cités industrielles », souligne Edgard Vercruysse, rapporteur de la Commission de la Justice, Séance du 15 juillet 1919).

Quant à la pratique de la médecine destinée aux enfants de cette œuvre, le docteur Maurice Claessen, médecin durant la Grande guerre, est de facto un des premiers à pratiquer la pédiatrie, alors que cette spécialité n’existe pas encore7.

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  1. Archives Générales du Royaume, Archives Ernest Gossart, L’Œuvre du Grand Air pour les Petits 1896-1906, Bruxelles. ↩︎
  2. Biographie nationale, Jules Carlier, in L’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, tome 30, 1958 ↩︎
  3. Archives du Palais royal, Archives du Secrétariat privé d’Albert et Elisabeth, 2052 et 229, Dossier Œuvre du Grand Air ↩︎
  4. Samuel Tilman, Les grands banquiers belges (1830-1935) Portrait collectif d’une élite, in Académie royale des sciences, des lettres & des beaux-arts de Belgique, mars 2005 ↩︎
  5. Sénat de Belgique, Session de 1918-1919, 2 juillet 1919 ↩︎
  6. P. Fonteyne, Le Dr Claessen, pionnier de la Pédiatrie, in Médecins de la Grande Guerre, 1914-1918.be ↩︎

Ferme dans la vallée de la Lasne

La Vallée de la Lasne concours photo 1970 AIII4 © SI Rixensart

1970 | Ferme dans la vallée de la Lasne

Photo prise lors du concours de photos noir et blanc organisé en 1970 par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la « Vallée de la Lasne ». La photo est accompagnée de la légende « Que de pas sur mes vieilles pierres ».

Lieu à déterminer …

Avenue de Merode, en travaux

Avenue de Merode à Rixensart, direction Bourgeois
1995 | Carrefour de l’avenue de Merode, rues Boisacq et Alphonse Collin.  

Au centre de la photo 1, l’actuelle pharmacie Familia (n° 29). A droite, un coiffeur et un commerce à l’enseigne ‘G. Laurent’.

vers 1997 | Avenue de Merode
été 2007 © Francis Broche
2008 © Eric de Séjournet

Durant les mois d’août à septembre 2007, le coeur de la commune a subi un lifting complet. ‘Un aménagement nécessaire pour rendre ce lieu stratégique de Rixensart plus accueillant et convivial’, écrit Xavier Attout1. ‘Trois rues sont concernées : l’avenue de Merode, l’avenue Georges Marchal et une partie de la rue Robert Boisacq. Les rues seront réasphaltées, les trottoirs réaménagés, des pavés seront installés pour différencier les passages pour piétons, parkings et autres ralentisseurs de trafic, des places de parkings supplémentaires seront aménagées, des îlots de circulation ajoutés, des arbres fleuriront dans les rues, etc. . (…) Leur coût total est d’1,2 million d’euros’.

1994 | Travaux d’aménagement de l’avenue de Merode
2010 © Monique D’haeyere

 

  1. Vers l’Avenir, 26 juillet 2007 ↩︎

Le fournil de la ferme de Froidmont

Début des années 1950 © Josiane Meert

Vue panoramique de la ferme de Froidmont1. A l’avant-plan, le petit bâtiment isolé servait autrefois de fournil. On y cuisait dans ce four des pains, grands comme une roue de brouette.

Ferme de Froidmont (coll. Nicole Galère)
1974 | Fournil de la ferme de Froidmont © Jean-Claude Renier2

  1. photo prise depuis le n° 21 de la rue de Limal à Rixensart ↩︎
  2. photo prise avec un Olympus Quickmatic 600 (objectif Zuiko 38 mm f:2.8) ↩︎

Poperinge, un coin du Westhoek à Rixensart

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1965 | Excursion du Boerinnenbond de Reningelst (Poperinge) à Genval (coll. Westhoek verbeeldt)

Les dames du Boerinnenbond de Reningelst, – entité faisant partie de la ville de Poperinge, rendent visite à l’usine de papier peint de Genval. Quarante-sept dames, accompagnées de leur vicaire, Josué Roets, posent devant le monument dédié à Auguste Lannoy, fondateur des Papeteries de Genval.

Histoire d’un jumelage belgo-belge

Le 16 septembre 1988, la section belge du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE)1 organisa à Rixensart sa réunion statutaire. Marc Mahieu, alors bourgmestre de Poperinge, y rencontra des représentants de la commune de Rixensart. Ce fut le début de contacts répétés qui aboutirent en 1990 à la décision de jumeler les deux entités. Le Conseil communal de Rixensart, dirigé à l’époque par Paul Hanin, en décida le 7 février, celui de Poperinge le 5 avril 1990.

Poperinge est une ville située dans la province de Flandre Occidentale qui compte 20.000 habitants. Au cours de la Première Guerre Mondiale, elle fut, avec Furnes, la seule ville belge à ne pas être occupée par les Allemands. Le général britannique Douglas Haig y installa son quartier général. La ville fut, par la route ou par le train, un incontournable point de ralliement. Camps d’instruction, dépôts, hôpitaux surgirent au milieu des houblonnières. Fuyant les combats, les réfugiés d’Ypres y affluèrent.

La ville est également connue pour sa Fête du houblon. Organisée tous les trois ans, en septembre, elle donne lieu à un pittoresque cortège. Les houblonnières se distinguent, dans le paysage légèrement vallonné, par leurs hauts poteaux servant d’attache à la plante grimpante.

Le 26 juin 2010, les bourgmestres Christof Dejaegher (Poperinge) et Jean Vanderbecken (Rixensart) renouvelèrent la charte de jumelage signée 20 ans auparavant. Christian Bergiers, président du comité de jumelage rappela « l’importance de l’amitié entre les communes2 » et insista sur « la nécessité d’associer les jeunes, via les écoles et les clubs sportifs ».

Er zijn uitwisselingsprojecten tussen de onderwijsinstellingen van beide steden, kunsttentoonstellingen en naar aanleiding van officiële manifestaties zoals de Hoppefeesten in Poperinge en Rixensart en Fête zijn er delegaties van beide steden aanwezig, pouvait-on lire en 2017 sur le site officiel de la ville de Poperinge.

Une rue de Rixensart est dédiée à la ville de Poperinge. Elle relie l’avenue Boulogne-Billancourt à la Mare aux Loups.

Plus d’informations sur le site de la Commune de Rixensart.

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  1. Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) défend les intérêts des collectivités territoriales européennes et leurs associations dans plus de 40 pays. Il promeut la citoyenneté et l’échange entre élus. Le CCRE est particulièrement fier de son réseau de jumelages unique en Europe. Il existe environ 26 000 jumelages entre villes de toute l’Europe (Wikipedia) ↩︎
  2. Rixensart est officiellement jumelée avec les villes et communes de Le Touquet, France (depuis 1970), de Winterberg, Allemagne (depuis 1975), de Birstall-Wanlip, Royaume-Uni (depuis 1981), et de Poperinge, Flandre Occidentale (depuis 1990) ↩︎

L’avant-cour arborée du château

1926 <> 1929 | L’avant-cour arborée du château de Rixensart
(coll. Anne-Marie- Delvaux et Francis Broche)
2012 © Monique D’haeyere

Après avoir franchi le portail baroque en briques et pierre bleue, le visiteur était guidé par l’imposante allée d’arbres jusqu’à « la tour-porche, qui percée d’un portail d’allure baroque (1650), donne accès à l’ensemble1. Elle se dresse élancée sur quatre niveaux inégaux soulignés par des bandeaux de pierres blanches »

  • 2015 © Monique D'haeyere

vers 19052 <> /1929| (coll. Francis Broche)
2015 © Monique D’haeyere

Cette rangée de 18 grands arbres orna la cour principale … jusqu’en circa 1929.

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  1. 13e Journée du Patrimoine en Wallonie, 8 et 9 septembre 2001 (Région wallonne – Direction générale opérationnelle Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie) ↩︎
  2. Cette ancienne photographie est libellée erronément, le nom de famille s’écrivant ‘Merode’ sans accent aigu ↩︎

Renipont-Plage, espace de détente

15b0f-777712277La plage de Renipont (coll. Anne-Marie Delvaux)

A la limite de Rixensart, la plage de Renipont (Lasne) offre depuis 1935 ou 1937 un espace de détente, entièrement dédié aux baigneurs. Cet étang artificiel est alimenté « par une source, le trop plein s’en allant dans le ruisseau tout proche. Pas question en principe d’y retrouver des salmonelles, grâce au renouvellement perpétuel de l’eau. Il y a des carpes et des amours blancs qui viennent nettoyer les berges en attrapant les insectes. C’est très naturel ! »1

Témoignages récoltés par Catherine Pleeck2

« C’est en 1935 que mon père a fait creuser l’étang dans ses terres », se souvient André Demeure. « Il aimait la pisciculture et voulait y faire un élevage de poissons ».

L’espace de trois hectares est rapidement mis en location par les propriétaires. Joseph Wielemans s’occupa de la plage, détaille Max Bourguignon, voisin des lieux depuis toujours. Il n’était pas de la famille des brasseurs, mais bien représentant de la bière Impériale.

Habitant un peu plus haut que la plage, André Demeure se souvient à ce sujet de la publicité qu’il diffusait par haut-parleur : « La bière Impériale, la bière idéale ». Il y avait une piste de danse. Quand la musique marchait trop fort, mon père téléphonait en demandant que l’on mette un ton plus bas !

L’étang de Renipont n’était pas le seul espace d’eau dans la région. Il y avait aussi Ohain-les-Bains et son sable fin qui concurrençait la plage herbeuse de Renipont, explique Jacques Mévisse, du Cercle de généalogie et d’histoire de Lasne. Pour les gens d’Ohain, c’était un peu comparer, toutes proportions gardées, Knokke-Le-Zoute à Blankenberge ! Ces deux zones d’eau se sont développées durant l’entre-deux-guerres. Il n’y avait que les bourgeois qui pouvaient se payer la côte belge.

Durant la guerre, la plage de Renipont connaît son heure de gloire. La côte était occupée par les Allemands, poursuit Jacques Mévisse. Je me souviens que le cousin de mon père s’occupait du rangement des vélos. A l’époque, il y comptait plus de 2.000 vélos, tandems et tridems le dimanche !

Max Bourguignon poursuit : « Les gens venaient de Bruxelles par le tram qui joignait la place Rouppe à Wavre. Celui-ci était parfois tellement bondé qu’ils devaient rester debout sur les butoirs ». Par après, la plage de Renipont sera louée à une association d’Ixelles, composée d’anciens prisonniers de guerre. Ceux-ci se rendaient dans cet endroit paisible pour se relaxer et pêcher, avant que la plage ne soit vendue en 1972 à une société immobilière, dans l’optique d’y construire un hôtel. Ambition qui n’a jamais été réalisée.

Restaurant ‘Derby Bruxellois’, appartenant à Fred Hudseyn (coll. Anne-Marie Delvaux et Jean-Louis Lebrun

En face du restaurant, dans un cadre de verdure situé sur le territoire de la commune de Lasne, la petite plage permet de s’adonner à la baignade.

1937/1938 | Renipont-plage : un bord du ‘lac’ (coll. Jean-Louis Lebrun)

Le dancing (coll. Jean-Louis Lebrun)
été 1942/1943 | Le dancing à Renipont-plage (coll. Paul Tagnon)

1959 | La Terrasse (coll. Jean-Louis Lebrun)

1959 | Vue générale du solarium (coll. Jean-Louis Lebrun)

Canotage (coll. Jean-Louis Lebrun)

années ’60 | Café-Hôtel-Resturant ‘Au Mosan’ (propriétaires :  M. et Mme Milaire)
(coll. Francis Broche)

En 2018, Renipont Plage est la seule zone de baignade en plein air du Brabant wallon à obtenir la mention excellente pour la qualité de ses eaux. La plage donnant sur l’étang de loisirs fait figure d’exemple en matière de propreté et de respect de l’environnement. Renipont Plage est installée dans un écrin de verdure de 9 ha, dont une partie classée ‘Natura 2000’3.

La réserve de Renipont4

A proximité, il y a la réserve de Renipont, classée le 12 juin 1997 zone humide d’intérêt biologique. Elle couvre un peu poins de 5 hectares et est composée de prairies humides, de mares et de marais. La zone humide abrite la mare didactique de l’Athénée de Rixensart ainsi que trois étangs, un bosquet et les abords de la rivière Lasne. Bien qu’entouré de zones bâties, le site renferme une biodiversité importante y compris diverses espèces remarquables. Il est notamment occupé par le castor d’Europe (Castor fiber), qui s’est installé dans la zone à la suite de sa réintroduction récente en plusieurs points de la Wallonie5.


  1. PLEECK Catherine, Baignade nature à Renipont Renipont-Plage, souvenirs d’antan, in Le Soir 28 août 2004 ↩︎
  2. Ibid. ↩︎
  3. ESPACE-VIE n° 283, En deux mots, juillet/août 2018 ↩︎
  4. Portail Wallonie – La biodiversité en Wallonie | La zone humide de Renipont ↩︎
  5. Ibid. ↩︎

Café-restaurant de l’Aquarium

1912 | coll. Anne-Marie Delvaux

Si le café-restaurant de l’Aquarium est postérieur au lac de Genval, c’est de peu et il semble bien avoir précédé l’Établissement des Eaux (l’actuel Château du Lac). Il fut longtemps le seul café-restaurant sur la rive Nord du lac ou, plus précisément, sur l’avancée de terre qui, au bord du plan d’eau, prend un petit air de cap1.

vers 1910 | Lac de Genval (à l’arrière-plan, le café-restaurant l’Aquarium)

« Ce charmant hôtel-restaurant avait un jardin très vaste planté de tables, chaises et parasols. Sur une pelouse verdoyante sont plantés des jeux de plein air pour enfants, qui rappellent un certain ‘Moeder Lambic’. Une terrasse fermée mais entièrement vitrée surplombant l’eau permet de déjeuner avec vue sur le lac », écrit Jean Demullander en 19702.

Café de l’Aquarium (et vue sur le château d’Eau du Plagniau)
(coll. Francis Broche et Anne-Marie Delvaux)
Un petit pont enjambe l’Argentine. La photo présente une façade méconnue
du café-restaurant de l’Aquarium
(coll. Anne-Marie Delvaux et Jean-Claude Renier)
Hiver 2021 © Monique D’haeyere

Le Chalet de l’Argentine (coll. Philippe Godin)
Yachtclub de Genval 2010 © Monique D’haeyere

« Après la Première guerre sans doute, vint s’établir à sa droite un ‘Chalet de l’Argentine’ où, en sus des boissons, le personnel pouvait également vous louer une barque. Les promeneurs du dimanche raffolaient de cet exercice, ce qui assura le succès du nouvel établissement à l’aspect plus simple et, peut-être, au tarif ‘nautique’ plus abordable », raconte Roger Ghyssens.

« Très tôt, cette pointe avancée de la rive fut donc un endroit d’embarquement. Elle l’est toujours, plus d’un siècle plus tard. Les restaurants se sont succédé et ont disparu mais la pointe est toujours pourvue d’embarcadères »3.

> RÉTRO RIXENSART | L’Argentine, ses méandres et ponts
> RÉTRO RIXENSART | L’Argentine Hôtel, soustrait à la vue en 1974
> OBJECTIF RIXENSART | Sports nautiques


  1. GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003 ↩︎
  2. DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970 ↩︎
  3. GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003 ↩︎